• Sarah

Décembre: Et si on ralentissait?


Ah décembre: l'ambiance des Fêtes, l'odeur du sapin et les décorations festives!


Dans mes plus pures souvenirs d'enfance , cette période résonnait avec l'attente interminable de l'arrivée du Père Noël mais aussi la magie d'être ensemble pour vivre nos traditions familiales. Avec le recul, c'était surtout ces traditions qui ont marqué mon enfance: aller choisir et décorer le sapin, le souper de minuit le 24 décembre, le bouillon aux étoiles de ma grand-maman paternelle, le préparation de la tourtière du Lac, la motoneige avec les cousins et les chiens. Les cadeaux: bien sur qu'il y en avait, à profusion. L'un n'attendait pas l'autre, nous n'avons jamais manqué de rien.




Comme vous le savez si avez lu mon histoire sur le minimalisme, j'avais un historique assez majeur en dépenses de tout genre et cela bien avant l'arrivée de nos enfants. Pour moi, offrir de gros cadeaux étaient un gage d'amour. Je pensais que plus le cadeau était impressionnant, plus la personne ressentirais mon appréciation pour elle. La vie a fait en sorte que deux de nos trois garçons sont nés au mois de décembre et une partie de notre démarche vers la douceur et le minimalisme part certainement de cette raison. Après la naissance de notre premier enfant, je me mettais énormément de pression à faire de gros anniversaires, à offrir tous les cadeaux inimaginables et à faire en sorte que tout soit parfait. Cela m'a épuisé au fil des années, sans oublier, l'argent dépensée. J'avais également le sentiment qui grandissait en moi que petit à petit, mes valeurs fondamentales, celles qui étaient enfouies en moi, celles que je désirais transmettre à nos enfants, s'estompaient. J'avais certainement oublié la définition réelle d'un anniversaire: celle de célébrer la naissance d'un être cher.


Alors vous pouvez vous imaginez que la même situation se répétait pour Noël: réception après réception, cadeau après cadeau, facture après facture et fatigue par dessus fatigue. Nous sortions du temps de Fêtes plus épuisés qu'au début. Et puis les mois d'après, on ne faisait plus vraiment autre chose que payer pour ce que l'on avait déjà acheté, déballé, utilisé et parfois même brisé ou donné. Cette situation vous parle à vous aussi?

Cette roue sans fin nous a finalement causé un bel endettement qui devait arrêter, sans quoi notre consommation allait éventuellement nous mener à la faillite personnelle. Après que mon congé de maternité de notre second enfant fût terminé, je savais que je ne voulais pas retourner sur le marché du travail: être la maman à temps plein de nos deux garçons était mon désir le plus profond. Rien ne me rendait (et encore à ce jour) plus heureuse.


Avec un seul salaire, on a eu d'énormes réalisations sur les dépenses superflues que nous faisions sans nous en rendre compte et plus le mois de décembre approchait, plus l'anxiété montait: nous ne pourrions plus continuer à avoir les mêmes habitudes qu'avant. Qu'allions-nous faire?


Notre démarche de désencombrement était déjà entamée mais c'était beaucoup à gérer en même temps. La première année, nous avons commencé par acheter deux cadeaux par enfant pour leur anniversaire (un neuf et un seconde-main) et 4 cadeaux pour Noël (la fameuse règle: un qu'il désire, un vêtement, un livre et un dont il a de besoin). Ce fût une énorme étape pour nous. Nous avions des craintes que nos enfants soient déçus de la quantité de cadeaux qu'ils recevraient de notre part. Mais en fait, nos enfants ne se rendaient même pas compte de notre situation car ils recevaient tellement de cadeaux de notre entourage que nous n'avions même pas besoin d'en offrir. C'était assez décourageant: j'avais le sentiment que ce qui me semblait vraiment valorisant autrefois était maintenant bouleversant et frustrant puisque nous n'allions plus dans cette direction. Nous ne voulions plus élever nos enfants à se valoriser personnellement et émotionnellement par la quantité d'objets qu'ils recevaient et possédaient, mais plutôt en leur démontrant que vivre une vie beaucoup plus simple et douce, sans être celle d'un moine bouddhiste, pouvait être enrichissante à tous les points de vue. Petit à petit, nous avons fini par expliquer à notre entourage notre démarche et la grande majorité a tellement bien reçue notre demande!


C'est ainsi que décembre, année après année est devenue pour nous une période beaucoup plus calme, avec plus de fous rires et énormément moins de stress. Même si notre situation financière nous permettrais depuis quelques années de recommencer notre ancien rythme de vie, ce n'est définitivement pas ce que nous souhaitons. Je dirais même que d'y repenser me replonge dans un tourbillon d'émotions négatives. Nous avons trouvé une façon à nous, celle qui nous convient de profiter du temps des Fêtes en dehors de ce que la société nous dicte de faire.





Peu importe les raisons qui vous poussent à vouloir un décembre plus doux, je vous partage ici mes trucs, mes conseils (bien humblement) et quelques-unes de nos traditions (individuelles ou familiales) qui font des mois de décembre et de janvier, une période tellement attendue par notre famille.



  • Minimiser les cadeaux et arrêter de se culpabiliser de vouloir ainsi: c'est notre décision et le jugement des autres ne devrait pas être un frein à vouloir se connecter à nos valeurs profondes: Encourager plutôt la qualité et la durabilité (à la quantité), les achats locaux le plus possible (à voir dans les marchés locaux, sur Etsy, dans les petites annonces), la versatilité du cadeau afin que, par exemple, un enfant puisse jouer avec dans plusieurs contextes de jeux et à différents âges (contrairement à un jeu qui n'a qu'une seule fonction). La règle du 4 cadeaux par enfant est un très bon commencement lorsque l'on débute dans notre démarche, par contre, j'ai remarqué de mon côté qu'après deux années à pratiquer ce truc, j'achetais des cadeaux simplement pour respecter la règle de 4.


  • Ne pas se faire emporter par les ventes, comme le Black Friday. Retourner tous les achats impulsifs dès maintenant! Si vous doutez le moindrement, c'est probablement un signe que le besoin n'était pas réellement là.


  • S'évader. Nul besoin de prendre l'avion! Pensez-y! Tous les dollars dépensés pour les innombrables cadeaux, les cadeaux d'hôtesses, les sacs cadeaux, les "deals" du Vendredi Noir et du Boxing Day pourraient être plutôt mis dans des souvenirs que personne ne peut vous enlever. Que ce soit un week-end au chalet, au spa, en ski, dans une yourte, c'est le temps de changer ses habitudes et de créer des traditions!


  • Planifier son temps soigneusement. Cette période de l'année peut facilement se transformer en une multitude d'invitations. Bien que ça peut sembler tentant de toutes les accepter, les choisir, année après année pourrait être judicieux: moins de fatigue, moins de chance d'attraper les petits microbes, plus de temps pour rester à la maison à faire du cocooning, du "hygge", peu importe le terme qui vous parle le plus! Pourquoi ne pas prendre le temps d'apprendre à créer quelque chose que l'on remet à plus tard? Comme par exemple à faire du pain, à fabriquer des chandelles, à apprendre à faire du macramé ou à jouer de la guitare.


  • Faire une journée sans écran (télé, ordinateur , téléphone) pour ses enfants, pour soi et/ ou pour son couple. C'est fascinant de voir à quel point une télévision peut prendre une immense place dans la maison, surtout pour les enfants. Regardez-les plutôt se chercher quelque chose à faire pour quelques instants et voir la magie de leur imagination opérer: les voir jouer comme nous le faisions autrefois.


  • Se réserver au moins une journée pour désencombrer son espace. Après les Fêtes, je trouve que c'est vraiment la meilleure période pour commencer à se départir des objets qui sont superflus, dont on ne se sert pas ou très occasionnellement. C'est le moment de se faire un cadeau pour soi pour la nouvelle année et de commencer celle-ci avec un espace de vie qui contient seulement les possessions matérielles dont nous avons réellement de besoin. Impliquer les enfants selon leur âge à en faire une partie avec vous!


  • Réparer ce qui est brisé à la maison: on répare ou on en dispose! Le fait de garder des objets brisés à la maison même avec la bonne intention de les réparer plus tard apporte à l'esprit une grande charge émotive.


  • Appeler quelqu'un qui vous est cher et à qui vous pensez souvent mais que le temps ne vous permet pas de parler aussi fréquemment que vous aimeriez!


  • Participer à une acte de bénévolat de votre choix, qui vous tient à coeur: à l'école de vos enfants, dans une maison pour personnes âgées, fournir votre aide pour un organisme aidant les gens en difficultés, etc. Ça peut sembler impressionnant au départ mais aussi très enrichissant.


  • Faire une journée sans achat. Rien. Nous avons cela il y a quelques années et personnellement j'adore le faire maintenant à toutes les semaines, mais commencez par une journée!


  • Essayer de se coucher plus tôt, pour soi! Dans mon cas, c'est quelque chose de très difficile puisque je suis du type "oiseau de nuit". Mais lorsque je le fait, j'en retire vraiment un sentiment de bien-être, surtout durant les mois d'hiver.


  • Faire le bilan de son année: ses bons coups, ceux qui ont été plus difficiles et les écrire sur une feuille. Se projeter ensuite dans l'année suivante et penser à ce que l'on se souhaite, de façon bienveillante et réaliste, pour soi, pour son couple et pour sa famille.


Et vous, quels sont vos traditions, vous trucs pour essayer de garder le mois de décembre plus doux? Quels sont les habitudes ou les points mentionnés plus haut que vous aimeriez essayer?







  • Instagram - White Circle
  • Facebook - White Circle
  • Pinterest - White Circle
  • YouTube - White Circle

© 2020

 

 Par Simplement Sarah